Au Centre de recherche, un élément essentiel soutient l’ensemble des activités scientifiques : un environnement de travail sécuritaire, structuré et conforme. C’est la mission du Service de la biosécurité et de la radioprotection, un pilier discret mais omniprésent, qui veille au respect des règles, à la gestion des risques et à la sécurité des infrastructures utilisées par toutes les équipes. Trois personnes incarnent cette responsabilité au quotidien — Mathieu St‑Louis, Sylvie Julien et Karine Chapdelaine.
Anticiper, accompagner, collaborer
Souvent perçu comme une « instance de contrôle », le Service est surtout un point d’appui pour les équipes de recherche. « Notre mission, c’est d’aider les équipes à aller plus loin. La sécurité, ce n’est pas une contrainte : c’est un levier pour une recherche plus efficace, plus rapide et plus fiable. », résume Mathieu St‑Louis, chef des opérations des laboratoires de recherche et infrastructures de recherche. Biochimiste de formation, il comprend les réalités du laboratoire : il accompagne les équipes dans leurs évaluations de risques, les guide dans les obligations réglementaires et coordonne les liens avec les agences et comités concernés.
Il participe d’ailleurs à l’évaluation éthique des projets impliquant des échantillons biologiques ou des matières réglementées — un passage essentiel pour garantir un cadre de recherche fiable et responsable. Son expertise est aussi sollicitée par d’autres établissements du réseau, dont plusieurs ne disposent pas de ressources spécialisées en biosécurité ou en radioprotection.
À ses côtés, Karine Chapdelaine s’assure que les équipements critiques et les enceintes de sécurité biologique qu’on trouve dans les laboratoires répondent aux normes. Forte de quinze années d’expérience en laboratoire clinique, elle collabore avec les équipes pour analyser les risques et trouver des façons pratiques et sécuritaires de travailler. « Sans écrire une procédure pour chaque produit, on vise à offrir un cadre clair et des repères solides », explique‑t‑elle.
Quant à Sylvie Julien, elle est la mémoire du Centre de recherche au sein de l’équipe et, pour plusieurs membres du personnel, une référence incontournable. Présente depuis trois décennies, elle coordonne les formations, gère les accès aux zones sensibles et assure le suivi des échéances pour des centaines d’utilisatrices et d’utilisateurs.
Une équipe qui évolue avec la science
Les technologies changent, par conséquent le rôle de l’équipe aussi! Par exemple, l’utilisation croissante de vecteurs viraux, les projets en thérapie génique ou la proximité accrue entre la recherche et la clinique exigent des ajustements constants. Le Service suit ces évolutions, adapte les procédures et se prépare à soutenir les équipes dans ces nouveaux domaines.
Demeurer vigilants : un défi constant
La multiplication des obligations peut parfois sembler rébarbative, voire mener à un « essoufflement administratif » ou à un certain relâchement. Le Service répond par la clarté : expliquer la raison d'être des exigences, simplifier les outils, accompagner. Avec calme et pragmatisme, Sylvie Julien rappelle le principe derrière cette rigueur de chaque instant : « Savoir quoi faire en cas d’incident, ce n’est pas seulement obligatoire, c’est indispensable! »
Parce qu’une sécurité bien pensée, c’est aussi une recherche plus fluide. Des équipements certifiés, des protocoles clairs et du personnel formé permettent d’éviter les interruptions, de gagner du temps et de renforcer la qualité scientifique.
Au final, le Service de la biosécurité et de la radioprotection est bien plus qu’un garant de conformité : c’est un partenaire qui permet à la recherche d’avancer en confiance.

Photo (de gauche à droite) : Mathieu St‑Louis, Sylvie Julien et Karine Chapdelaine © CHU Sainte‑Justine (Véronique Lavoie)