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Centre de recherche
jeudi 12 mars 2009

Les enfants vivant à proximité d’espaces verts marchent davantage.

Montréal, le 12 mars 2009 – Les enfants qui vivent dans les quartiers où se trouvent un plus grand nombre de parcs, d’espaces verts et d’aires récréatives s’engagent davantage dans le transport actif, selon une nouvelle étude présentée dans le cadre du congrès de l’American Heart Association qui a lieu en Floride aujourd’hui. Cette étude canadienne, qui est toujours en cours, se penche sur les liens qui existent entre l’accès aux parcs et la marche.

Tous les enfants qui ont été recrutés pour participer à cette étude courent de grands risques d’obésité du fait que l’un de leurs parents est obèse. Les chercheurs suivront ces familles au cours des 10 prochaines années, jusqu’à ce que les sujets atteignent leurs 18 ans, afin de déterminer les effets de leur milieu sur l’obésité. Jusqu’ici, les chercheurs ont découvert que les filles qui habitent à proximité d’un parc marchent plus facilement pour aller à l’école alors que les garçons s’adonnent plus à la marche de détente.

« Il existe un lien très fort entre la marche et le nombre d’espaces publics ouverts et récréatifs se trouvant à proximité, notamment les parcs, les terrains de jeu et de sport, a indiqué Tracie A. Barnett, auteure principale, professeure au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche de l’hôpital Sainte-Justine.

Pour chaque parc additionnel situé dans un rayon de 750 m de leur domicile, la probabilité de marcher jusqu’à l’école est plus du double chez les filles et celle de la marche de détente chez les garçons augmente de 60 %. Ces résultats sont les mêmes lorsque l’on tient compte du revenu familial et du niveau moyen de scolarité dans le quartier (indicateur des quartiers défavorisés).

« Nous avons établi un lien entre le nombre et la proximité des parcs et la fréquence de marche des enfants âgés de 8 à 10 ans, a poursuivi la Mme Barnett. C’est important du fait que le transport actif est une stratégie prometteuse en matière de santé publique pour augmenter la dépense énergétique et freiner l’épidémie d’obésité. Nous savons que depuis 30 ans les enfants marchent de moins en moins pour aller à l’école alors que les taux d’obésité augmentent, ce qui laisse croire que ces deux phénomènes pourraient être liés. »

Les résultats présentés au congrès de l’American Heart Association font partie de la Quebec Adipose and Lifestyle Investigation in Youth (QUALITY), qui suivra quelque 600 enfants et leurs parents biologiques afin d’observer chez les enfants l’histoire naturelle du surpoids et des risques cardiométaboliques.

« L’obésité chez les enfants et les adolescents a triplé au cours des 20 dernières années, a expliqué Mme Barnett. Bien que l’obésité ait plusieurs causes, cette augmentation relativement forte et rapide laisse croire que les facteurs de l’épidémie d’obésité dépendent beaucoup plus de l’environnement que de facteurs biologiques ou génétiques. Les parcs peuvent présenter des avantages différents pour les filles et les garçons, mais ils sont liés à une augmentation de la marche en général chez les uns comme chez les autres. »

Personnes nommées dans le texte
Notes

À propos de l’étude
Cette étude a été réalisée par les membres de l’équipe PRODIGY, équipe de recherche inter universitaire qui regroupe l’Université de Montréal, l’Université Concordia, l’Université Laval, l’Université McGill et l’INRS-Institut Armand Frappier. Les coauteurs de cette étude sont notamment Marie Lambert, Yan Kestens, Lise Gauvin, Andraea Van Hulst et Mark Daniel.

Partenaires de recherche
Cette étude est financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation des maladies du cœur du Canada et le Fonds de la recherche en santé du Québec.

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Mise à jour le 20 novembre 2014
Créée le 20 novembre 2014
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