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mardi 25 septembre 2012

Complications durant la grossesse jusqu'à deux fois plus élevées chez les femmes nées avant terme

Le faible poids à la naissance pour l’âge gestationnel est un facteur de risque supplémentaire mais indépendant

Montréal, le 25 septembre 2012 – Selon les données analysées par une équipe dirigée par la Dre Anne Monique Nuyt, une spécialiste et une chercheuse en néonatalogie au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et à l'Université de Montréal, les femmes nées avant terme sont plus susceptibles de développer des complications durant leur grossesse que les femmes nées à terme. Il s'agit de la première étude à établir un lien clair entre la naissance avant terme (c.-à-d. avant 37 semaines de gestation) et les risques liés à la grossesse. « D’autres équipes avaient déjà constaté une corrélation entre un faible poids à la naissance et un risque accru de complications durant la grossesse, mais il n’était pas clair si ce « faible poids » était lié à un trop petit poids pour l’âge gestationnel ou une naissance prématurée. Nos travaux ont permis d'isoler le facteur « né avant terme » et de démontrer qu'il a une incidence majeure sur les complications durant la grossesse », a déclaré la Dre Nuyt. Les résultats de ces travaux ont été publiés en ligne dans l'édition du 24 septembre du Journal de l'Association médicale canadienne (Canadian Medical Association Journal).

L'équipe a analysé les données pour toutes les femmes nées avant terme entre 1976 et 1995 qui avaient donné naissance à au moins un enfant entre 1987 et 2008. « Nous avons inclus toutes les femmes nées avant terme et avons sélectionné deux fois plus de femmes nées à terme comme témoins représentatifs. Pour la période visée par les travaux, le groupe expérimental comptait 7 405 femmes nées avant terme. Nos résultats montrent que les mères nées à terme développent des complications dans un peu plus d'une grossesse sur dix. Dans le cas des femmes nées avant 32 semaines de gestation, ce chiffre passe à une grossesse sur cinq. » Les chercheurs avaient accès à des données de grande qualité et à de l'information précise via l’Institut de la statistique du Québec et la Régie de l’assurance maladie du Québec puisque toutes les naissances avec poids et âge gestationnel ainsi que tous les diagnostics posés et toutes les interventions pratiquées dans les hôpitaux du Québec sont inscrits dans des bases de données universelles qui peuvent être utilisées pour produire des statistiques liées à la santé. Ils ont été en mesure de préciser leur recherche pour inclure les femmes nées entre 24 et 42 semaines de gestation et de tenir compte dans leurs analyses d'autres conditions physiques et facteurs sociaux qui peuvent influer sur les complications durant la grossesse.

Les scientifiques savaient depuis une dizaine d’années que les femmes qui avaient un faible poids à leur naissance sont plus à risque de connaître des problèmes de santé durant une grossesse, y compris l'hypertension gestationnelle, le diabète gestationnel et la prééclampsie. Toutefois, aucune donnée ne permettait d'établir que le seul fait d'être né avant terme avait des répercussions sur la grossesse. Les travaux de l'équipe du docteur Nuyt démontrent que même en tenant compte du poids à la naissance (c.-à-d. trop petit ou normal en fonction de l'âge gestationnel), les femmes nées avant terme présentent un risque plus accru de développer des complications durant la grossesse et que ce risque augmente proportionnellement au niveau de prématurité.

Comme le taux de survie des prématurés a considérablement augmenté depuis 30 ans, les chercheurs doivent améliorer leur compréhension des risques pour la santé pour ce pourcentage toujours croissant de la population. « Sept pour cent des jeunes adultes au Québec sont nés avant terme. Il est serait important que les professionnels de la santé et les responsables de l'allocation des ressources au sein du système de santé prennent en compte l'impact des naissances avant terme sur les soins obstétricaux. »

Remarques
Ces travaux ont été financés par une subvention de fonctionnement (MCH-97584) octroyée par les Instituts de recherche en santé (IRSC). Les chercheurs ont reçu du financement de la part du Fonds de recherche du Québec – Santé, des IRSC et du Fonds de recherche du Québec – Société et culture.

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Mise à jour le 6 novembre 2014
Créée le 6 novembre 2014
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