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lundi 30 janvier 2012

Les enfants qui sont attentifs en maternelle sont avantagés toute leur vie

Montréal, le 30 janvier 2012 – Selon une nouvelle étude publiée par Linda Pagani, professeure et chercheuse à l'Université de Montréal et au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le fait d'être attentif à la maternelle prédit de manière précise le développement chez les élèves de compétences axées sur le travail. Des enseignants du primaire ont observé les capacités d'attention de plus d'un millier d'élèves de la maternelle. Puis, de la première à la sixième année, les titulaires ont évalué la qualité du travail autonome et d'équipe des enfants, leurs niveaux de contrôle de soi et de confiance en soi, ainsi que leur habileté à suivre les directives et les règles. « Pour les enfants, la classe est le milieu de travail, et c'est pourquoi un comportement productif axé sur la tâche dans ce contexte se transpose ensuite sur le marché du travail », a déclaré madame Pagani. « Les enfants plus susceptibles de travailler de manière autonome et harmonieuse avec leurs camarades de classe, qui font preuve d'un bon contrôle d'eux-mêmes et de confiance en soi, et qui suivent les directives et les règles sont plus susceptibles de conserver ces comportements productifs sur le marché du travail des adultes. En pédopsychologie, nous appelons cela l'évolution du développement des compétences axées sur le travail, de l'enfance à l'âge adulte. »

Tous les enfants ont fréquenté la maternelle dans les quartiers les plus pauvres de Montréal, et leurs enseignants ont utilisé une échelle d'observation élaborée minutieusement pour évaluer leurs habiletés à être attentifs. Au fil du temps, les chercheurs ont identifié l'évolution de trois groupes d'enfants : ceux faisant preuve d'une participation élevée, moyenne et faible en classe. Toutes les analyses ont été révisées pour tenir compte des différentes explications quant au lien observé entre l'attention manifestée à la maternelle et la participation en classe. « Les enseignants consacrent de nombreuses heures par jour aux activités scolaires et peuvent par conséquent en témoigner de façon fiable », a expliqué la professeure Pagani. Les chercheurs ont découvert que les garçons, les enfants agressifs et ceux présentant des habiletés cognitives inférieures à la maternelle étaient beaucoup plus susceptibles d'appartenir au cheminement le plus faible.

« Des risques importants sont associés aux déficits d'attention dans l'enfance, et cela comprend le décrochage scolaire au secondaire, le chômage et l'abus problématique de substances », a déclaré Linda Pagani. « Nos découvertes justifient l'identification et le traitement précoces des problèmes d'attention, puisque l'intervention hâtive demeure la moins coûteuse. Des démarches universelles pour soutenir les habiletés d'attention à la maternelle pourraient se traduire par des trajectoires d'apprentissage stables et productives. » Les chercheurs ont fait remarquer que la prochaine étape serait d'entreprendre une étude plus approfondie de la manière spécifique dont l'environnement en classe influence la capacité d'attention des enfants.

L'étude a été publiée en ligne le 13 janvier 2012 par le Journal of Abnormal Child Psychology (la publication officielle de la Société internationale de recherche en psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent) et a reçu du financement du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et du Fonds de recherche sur la société et la culture. La professeure Linda Pagani est affiliée à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal et au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.

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William Raillant-Clark
Attaché de presse international
Université de Montréal)
Tél. : 514 343-7593 w.raillant-clark@umontreal.ca @uMontreal_News

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Mise à jour le 14 novembre 2014
Créée le 14 novembre 2014
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