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Centre de recherche
jeudi 20 juin 2013
Communiqué de presse

Les services de garde sont liés à une baisse des problèmes émotifs chez les enfants d'âge préscolaire ayant une mère dépressive

Les symptômes de retrait social seraient aussi plus faibles qu’en garde maternelle

Montréal, Canada, le 20 juin 2013 – Chez les enfants exposés à la dépression maternelle, les services de garde sont associés à une plus faible susceptibilité aux problèmes émotifs et aux symptômes de retrait social, révèle une nouvelle étude longitudinale réalisée à Montréal par des chercheurs du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université de Montréal, auprès d’une cohorte de près de 2 000 enfants.

«Nous avons constaté que les enfants d’âge préscolaire exposés à la dépression maternelle étaient près de deux fois plus susceptibles de développer des problèmes émotifs et de l'anxiété de séparation. En revanche, la fréquentation régulière d’un service de garde, à raison d'au moins huit heures par semaine, serait bénéfique pour ces enfants, les rendant moins à risque de développer des problèmes émotifs et des symptôme de retrait social», a déclaré Dre Catherine Herba, chercheuse au Centre de recherche du Sainte-Justine, première auteure de l'étude, aussi professeure adjointe au Département de psychologie de l’UQAM et affiliée au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal.

Le fait de commencer à fréquenter un service de garde avant l’âge de 17 mois ou plus tard durant la période préscolaire a également été lié à des effets bénéfiques. Toutefois, c’est surtout le milieu de garde en tant que tel qui a été associé à des niveaux moindres de problèmes émotifs, plutôt que la fréquence et la durée du gardiennage, la clé résidant dans un service de garde de groupe réglementé, en milieu familial ou en garderie. Par opposition, la garde de l’enfant par un membre de la famille ou par une gardienne, généralement en garde individuelle au domicile de l’enfant, n'a pas été associée à une réduction du risque de développer des problèmes émotifs chez ces enfants.

«D’autres travaux doivent être réalisés pour que nous puissions comprendre les mécanismes précis à l’origine de cet effet. Néanmoins, nos résultats montrent clairement les bienfaits de services de garde de groupe réglementés chez les enfants exposés à des symptômes de dépression maternelle pendant leurs années préscolaires, ajoute Dre Herba. Il se pourrait que ces bienfaits découlent de la présence d’un cadre plus structuré, de professionnels qualifiés pour offrir les soins, du fait que l'enfant soit hors de son domicile ou qu’il soit en contact avec d'autres enfants de son âge.»

Dre Sylvana Côté, coauteure de l'étude, note aussi qu’« il importe que nous épaulions les jeunes familles, en particulier celles à risque, en leur donnant accès à des services de garde de qualité». Dre Côté est aussi chercheuse à Sainte-Justine et professeure agrégée au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal.

À propos de l'étude
Les résultats reposent sur l'étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ). L’étude intitulée «Maternal Depressive Symptoms and Children’s Emotional Problems – Can Early Child Care Help Children of Depressed Mothers?» a été publiée dans la prestigieuse revue JAMA Psychiatry le 19 Juin 2013. Elle a obtenu le soutien du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, du Fonds de recherche du Québec – Santé, du Fonds de recherche du Québec – Société et culture, du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada, du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et de l'Université de Montréal. Des chercheurs de l'Université du Québec à Montréal, de l'Université de Montréal, de l'Université Laval et de l’University College Dublin ont contribué à cette étude. Les données ont été recueillies et gérées par l'Institut de la statistique du Québec.

Centre de recherche du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) ::: chu-sainte-justine.org/recherche
Le Centre de recherche du CHU Sainte-Justine est un établissement phare en recherche mère-enfant affilié à l’Université de Montréal. Il réunit une équipe de plus de 1200 personnes, dont plus de 200 chercheurs et 400 étudiants de cycles supérieurs qui font de la recherche fondamentale, clinique, translationnelle et évaluative en santé pédiatrique et maternelle. Axés sur la découverte de moyens de prévention innovants, de traitements moins intrusifs et plus rapides et d’avenues prometteuses de médecine personnalisée, ses travaux s’inscrivent sous les axes de recherche Avancement et devenir en santé, Maladies du cerveau, Réadaptation, Maladies virales, immunitaires et cancers, Pathologies fœtomaternelles et néonatales et Santé métabolique. Le Centre est partie intégrante du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le plus grand centre mère-enfant au Canada et le deuxième centre pédiatrique en importance en Amérique du Nord.

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Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université de Montréal compte parmi les plus grandes universités dans le monde et notamment au sein de la francophonie. Elle a été fondée en 1878, et compte aujourd'hui 16 facultés et écoles. Elle forme avec ses deux écoles affiliées, HEC Montréal et l'École Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et de recherche du Québec et l'un des plus importants en Amérique du Nord. L'Université de Montréal réunit 2 500 professeurs et chercheurs et accueille plus de 60 000 étudiants.

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Mathieu Filion
Conseiller principal, Relations avec les médias, Université de Montréal
514 343-7704
m.filion.rivest@umontreal.ca

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Mise à jour le 7 novembre 2014
Créée le 7 novembre 2014
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