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Centre de recherche
jeudi 19 décembre 2019
Communiqué de presse

Des experts du CHU Sainte-Justine participent à la rédaction de lignes directrices sur le vapotage chez les jeunes à l’intention des cliniciens

MONTRÉAL, le 19 décembre 2019 – Bien que peu de tests de dépistage ou de directives thérapeutiques centrés sur les jeunes soient offerts, on demande à des praticiens de tous les domaines de s’adresser aux adolescents, aux familles et aux membres de la communauté en se prononçant sur l’enjeu pressant de la consommation de cigarette électronique chez les jeunes. Le Dr Nicholas Chadi du CHU Sainte-Justine fait partie d’une petite équipe de médecins qui a élaboré un ensemble de recommandations visant à fournir des indications importantes aux praticiens sur la meilleure façon de dépister cette pratique, puis de conseiller et de traiter les jeunes qui fument la cigarette électronique.

Les recommandations du Boston Medical Center et de l’Université de Montréal, publiées dans le Journal of Adolescent Health, ont été formulées à partir des ressources existantes sur la dépendance à la nicotine. Des modèles bien documentés utilisés pour effectuer les tests de dépistage du tabagisme chez les jeunes, dont des outils de dépistage comme la Screening to Brief Intervention (S2BI) et le Brief Screener for Tobacco, Alcohol, and other Drugs (BSTAD), peuvent être adaptés pour s’informer des habitudes de cette clientèle quant aux cigarettes électroniques et aux autres produits de vapotage.

Comme les produits de vapotage évoluent rapidement, les lignes directrices soulignent l’importance pour les praticiens de parler à leurs patients en utilisant une terminologie qui leur est familière. Ainsi, lorsqu’ils s’enquièrent des habitudes de vapotage des jeunes, ils doivent se servir de termes comme cartouches, mods, vapoteuses et cigarettes électroniques stylos et non uniquement de cigarettes électroniques. Le produit que le jeune consomme est également important. En effet, certaines marques, comme JUUL et STLTH, sont reconnues pour contenir une concentration en nicotine plus élevée. De plus, il est conseillé de s’enquérir de sa provenance, puisque les produits illicites sont associés à des risques plus élevés pour la santé, mais aussi de la substance qui le compose, comme la nicotine, le tétrahydrocannabinol (THC) ou les saveurs. Avec l’apparition d’un nouveau risque attribué au vapotage, soit des convulsions décrites dans la même édition du Journal of Adolescent Health, cela devient d’autant plus important.

«Le cerveau en développement des adolescents est particulièrement vulnérable aux effets du vapotage, a déclaré le Dr Chadi, auteur principal de l’article du Journal of Adolescent Health. À cause des concentrations élevées en nicotine et en THC de la plupart des produits liés à la consommation de la cigarette électronique, les adolescents s’exposent à plusieurs effets à court et à long terme, dont les répercussions sont importantes sur le développement du cerveau. Sans compter que la dépendance à ce produit et cette habitude peuvent nuire aux activités scolaires quotidiennes et à la vie de famille.»

L’analyse suggère un algorithme en cinq étapes permettant de conseiller les jeunes sur leur consommation. Les praticiens devraient systématiquement demander à tous les jeunes s’ils vapotent, les inciter à cesser cette pratique, évaluer leurs motivations et leur volonté à le faire, les appuyer dans leurs efforts d’abandon, puis faire un suivi continu auprès de ceux-ci.

Dans ces lignes directrices, on recommande également que des solutions de remplacement de la nicotine fassent partie du plan général d’abandon de la cigarette électronique élaboré pour le patient, avec sa collaboration. Typiquement, les médicaments pour réduire les envies de nicotine et combler les manques demeurent sous-utilisés chez les jeunes patients. Pourtant, les sociétés nationales de pédiatrie, comme l’American Academy of Pediatrics et la Société canadienne de pédiatrie encouragent l’utilisation de tels traitements chez les adolescents de moins de 18 ans qui consomment régulièrement de la nicotine. Il n’existe malheureusement pour l’instant aucun traitement efficacement éprouvé pour la gestion de l’abandon du cannabis chez les jeunes qui vapotent.

Le financement est appuyé par le National Institute on Drug Abuse des États-Unis (fonds K23DA045085 et L40DA042434) et le prix Early Career Award du Thraser Research Fund.

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À propos du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine

Le Centre de recherche du CHU Sainte-Justine est un établissement phare en recherche mère-enfant affilié à l’Université de Montréal. Axé sur la découverte de moyens de prévention innovants, de traitements moins intrusifs et plus rapides et d’avenues prometteuses de médecine personnalisée, il réunit plus de 210 chercheurs, dont plus de 90 chercheurs cliniciens, ainsi que 450 étudiants de cycles supérieurs et postdoctorants. Le centre est partie intégrante du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le plus grand centre mère-enfant au Canada et le deuxième centre pédiatrique en importance en Amérique du Nord. Détails au recherche.chusj.org

À propos du CHU Sainte-Justine

Le Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine (CHU Sainte-Justine) est le plus grand centre mère-enfant au Canada. Sainte-Justine est également membre du grand réseau d’excellence en santé de l’Université de Montréal. Son personnel compte 5 457 employés, dont 1 532 membres du personnel infirmier et infirmier auxiliaire, 1 000 autres professionnels de la santé, 520 médecins, dentistes et pharmaciens, 822 médecins en résidence, plus de 200 chercheurs, 411 bénévoles et 4 416 stagiaires et étudiants provenant d’un grand éventail de domaines. Ses locaux comptent 484 lits, dont 67 au Centre de réadaptation Marie Enfant, le seul centre de réhabilitation pédiatrique au Québec. Le CHU Sainte-Justine a été reconnu comme un «hôpital promoteur de la santé» par l’Organisation mondiale de la santé. www.chusj.org

Source
CHU Sainte-Justine
Renseignements

Personnes-ressources auprès des médias :
Florence Meney
Conseillère-cadre – médias externes
CHU Sainte-Justine
Tél. : 514-755-2516
florence.meney.hsj@ssss.gouv.qc.ca

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Mise à jour le 18 décembre 2019
Créée le 18 décembre 2019
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