Une flamme qui éclaire depuis plus de 30 ans!
« Ma plus grande fierté, c’est d’avoir gardé la flamme toutes ces années », affirme Claude, infirmière au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.
Et cette flamme, elle s’est allumée il y a longtemps. « Bien avant de faire mon cours, je savais que je voulais être infirmière auprès des enfants, et je n’ai jamais eu l’intention d’aller ailleurs que Sainte-Justine », ajoute-t-elle. C’est là qu’elle a commencé, durant son bac en sciences infirmières, en travaillant les fins de semaine et les étés. « Ça fait 33 ans que j’y suis. Après mon bac, j’ai commencé en faisant des remplacements dans les cliniques externes d’asthme, de diabète, d’allergies et de dermatologie, pendant six mois ou un an. J’ai ensuite travaillé en psychiatrie pendant quatre ans et, enfin, en recherche, où je suis toujours. »
« Ce sont des histoires d’enfants qui vont mieux grâce à de nouveaux médicaments, dont la vie devient plus simple, plus belle. »
Des rencontres marquantes
Des personnes ont marqué Claude au fil de sa carrière : « Des chirurgiens qui sauvent des vies, qui réalisent des greffes de reins… Ou celle qui est maintenant ma patronne, Nathalie Bureau. On a commencé à la même place, et elle s’est rendue à la direction du Centre de recherche. Je l’admire! » Mais ceux qui l’ont le plus marquée, ce sont les enfants. « J’en ai vu de très malades, et leur force est incroyable. L’énergie qu’ils ont malgré leurs souffrances est surprenante. Ils apprennent à vivre avec leurs problèmes de santé, ils sont d’une résilience exemplaire. Leur authenticité est aussi très inspirante – ils sont vrais. Les enfants nous apprennent beaucoup sur la vie. »
Travailler en recherche lui a permis d’assister à ce qu’elle qualifie de « petits miracles ». À chaque nouveau traitement, l’équipe a hâte de voir s’il fonctionne. « Je travaillais souvent avec des enfants qui souffraient de problèmes de peau – de l’eczéma ou du psoriasis – et qui se grattaient beaucoup. Quand des parents nous disent “Je ne l’entends plus se gratter la nuit, il dort bien et sa peau est belle, on n’a plus besoin de laver son lit tous les deux jours!”, c’est plaisant à entendre. Ce sont des histoires d’enfants qui vont mieux grâce à de nouveaux médicaments, dont la vie devient plus simple, plus belle. Ils dorment mieux et sont capables de se concentrer à l’école. Ça, ce sont de belles réussites. Les enfants, c’est notre avenir. »
Claude aurait pu prendre sa retraite il y a un mois, mais elle est toujours en poste. « Que je reste chez moi ou que je vienne travailler, financièrement, ça ne change pas grand-chose. Je ne le fais pas pour le salaire. Chaque matin, je suis contente de venir travailler, j’y trouve encore beaucoup de plaisir. Pour l’instant, on continue! La retraite attendra tant que j’aimerai ce que je fais. »
Merci Claude!